Quels sont les bienfaits de l'huile de poisson

Quels sont les bienfaits de l’huile de poisson ?

Les omégas 3 contribuent à une bonne santé.

 

L’huile de poisson est riche en omégas 3. Ceux-ci sont favorables à une bonne santé. Ils sont bénéfiques à un grand nombre de fonctions essentielles du corps humain. Si leur source est principalement l’huile de poisson, il existe néanmoins des omégas 3 dans d’autres aliments. Les omégas 3 sont bons pour la santé, mais ils doivent rester en équilibre avec d’autres omégas, notamment les omégas 6.

 

Les bienfaits de l’huile de poisson

 

Riche en omégas 3, les huiles de poisson apportent de nombreux bienfaits à l’organisme.

 

Prévenir et traiter les maladies cardio-vasculaires

 

L’action la plus connue des omégas 3 est la réduction du risque des maladies cardio-vasculaires. Très longuement étudié par la communauté scientifique, cette action a été reconnue au travers de multiples expérimentations.

 

La réduction du risque de maladies cardio-vasculaires grâce aux omégas 3 s’articule autour de différents axes. Les omégas 3 diminuent le taux de triglycérides dans le sang, par ce fait même, ils ont un rôle bénéfique sur la fluidité du système sanguin. Les omégas 3 ont aussi la particularité de favoriser et de préserver la présence du bon cholestérol. Enfin, les omégas 3 abaissent sensiblement la pression artérielle.

 

Les omégas 3 participent donc au bon fonctionnement du système cardio-vasculaire dans sa globalité.

 

Réguler l’équilibre émotionnel

 

Selon des études épidémiologiques très sérieuses, il a été démontré qu’un taux sanguin élevé d’omégas 3, principalement l’oméga 3 EPA, est associé à une moindre fréquence des symptômes dépressifs. Cela s’explique d’une part par le fonctionnement des membranes neuronales, et d’autre part, par le fonctionnement interne des acides gras.

 

Les omégas 3 détiennent une place fondamentale dans le cerveau humain. Ils y sont présents à hauteur de 5 % par rapport aux autres acides gras. Si tous les acides gras de type omégas 3 semblent utiles et bienfaisants pour le cerveau, c’est principalement l’EPA qui régule le mieux l’équilibre émotionnel.

 

En effet, cet acide gras, en particulier, arrive à réguler la production de cortisol, l’hormone responsable notamment du stress. Plus la production de cette hormone est importante, plus la personne a de chances de souffrir d’une dépression.

 

Les omégas 3 ont également la capacité de se lier à des récepteurs présents sur l’ADN. Grâce à un mécanisme moléculaire, ils participent alors à la plasticité neuronale. Cela est bien évidemment important pour garder toute sa tête.

 

L’activité de l’oméga 3 EPA pour contribuer à stabiliser l’équilibre nerveux ne s’arrête pas là. En effet, ce type d’acides gras va également favoriser la sécrétion de sérotonine. Cette hormone agit sur le corps de façon à réguler l’humeur. La présence d’omégas 3 favorise également la fabrication de « phosphatidylsérine », un phospholipide qui a pour rôle de réduire les états dépressifs.

 

Maintenir son poids de forme

Quels sont les bienfaits de l'huile de poisson

 

Si la graisse est souvent accusée de faire grossir, ce n’est pas toujours vrai. En effet, de plus en plus d’études sérieuses tendent à penser que les omégas 3 aident à maigrir ou à garder la ligne.

 

En réalité, les omégas 3 agissent sur 2 niveaux pour aider à perdre du poids : la croissance des adipocytes et l’utilisation des graisses.

 

Les omégas 3, à l’opposé des omégas 6, ont la particularité d’inhiber la croissance des adipocytes. Les adipocytes sont les cellules qui permettent le stockage des graisses dans l’organisme. Plus vous consommez d’omégas 3, plus vous réduisez le risque de stockage.

 

Bien que cela puisse paraître bizarre, les omégas 3 aident également à brûler les graisses. Contrairement aux autres acides gras qui s’incrustent dans l’organisme, les omégas 3 sont facilement mobilisables et peuvent donc être utilisés par l’organisme.

 

Lutter contre les maladies dégénératives

 

Depuis longtemps, il a été mis en lumière que si l’homme est doué d’une si grande intelligence, c’est parce qu’à une époque de son histoire, il a consommé beaucoup de poisson, et par conséquent beaucoup d’omégas 3. Ce sont donc les omégas 3 qui ont façonné le cerveau que nous connaissons actuellement.

 

Les chercheurs se sont donc penchés sur les liens entre les omégas 3 et le développement cellulaire des membranes du cerveau. Les recherches ont montré que le DHA, un oméga 3 précis, est particulièrement important pour le bon fonctionnement du cerveau. Il permet la transmission de l’influx nerveux et active les fonctions visuelles.

 

Le DHA a donc une importance particulière dans le cerveau. Cet acide gras à longue chaîne va jouer un rôle structurel au niveau des cellules. Les chercheurs pensent aujourd’hui qu’il a une faculté à ralentir les maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer.

 

Lutter contre le cancer du sein

 

De plus en plus de scientifiques s’accordent sur le fait que les omégas 3 peuvent intervenir dans la prévention d’un certain nombre de cancers. C’est notamment le cas dans le cancer du sein.

 

Si les études sont encore trop sporadiques que pour que les résultats puissent être validés à 100 %, il a cependant été constaté que la présence d’omégas 3 peut aider à prévenir l’apparition de la maladie. La présence de DHA et d’ALA augmente également les chances de guérison.

 

Le sein est principalement composé de tissus adipeux. Des études ont démontré que lorsque celui-ci était majoritairement composé d’acides gras de type omégas 3, les risques de survenue d’un cancer du sein étaient diminués et les risques de récidive quasiment nuls. De plus, ces omégas 3 favorisent également les effets curateurs de la chimiothérapie.

 

En dehors des résultats observés sur le cancer du sein, de nombreux chercheurs pensent aujourd’hui que les omégas 3 sont également bénéfiques pour certains autres types de cancer comme celui du côlon.

 

Un anti inflammatoire naturel

Quels sont les bienfaits de l'huile de poissonLes inflammations chroniques sont la cause d’un grand nombre de maladies. C’est par exemple le cas avec les maladies auto-immunes, certains troubles cardio-vasculaires ou encore la maladie de Crohn ou d’Alzheimer. En réduisant les inflammations, il est donc logique de penser que l’on peut réduire également les effets de la maladie, voire la prévenir.

 

Les omégas 3 ont déjà démontré des propriétés anti-inflammatoires dans un certain nombre de circonstances. C’est pour cela qu’ils peuvent se montrer utiles pour réduire les inflammations des artères ou encore limiter la rechute suite à un infarctus du myocarde.

 

Les omégas 3 sont également étudiés pour lutter contre les douleurs articulaires liées au sport ou à l’arthrite.

 

La résistance

 

Bien qu’aucune étude scientifique n’ait encore été menée dans ce domaine, les omégas 3 font sans doute partie des substances essentielles à la pratique d’un sport. Certains pensent que les omégas 3 peuvent même améliorer les aptitudes physiques.

 

Pour cela, les omégas 3 agissent sur 3 terrains : ils favorisent le flux sanguin, ils stabilisent le rythme cardiaque, ils protègent les cellules pour une meilleure récupération musculaire et enfin, ils participent au métabolisme des protéines et favorisent ainsi le développement musculaire.

 

Les sources des omégas 3

 

Si le poisson est toujours cité comme source prioritaire pour les omégas 3, il existe cependant un certain nombre d’autres aliments qui peuvent également être consommés.

 

Les sources végétales

 

Certaines sources végétales sont intéressantes pour se fournir en omégas 3. Certes, elles ne remplaceront jamais le poisson, mais elles peuvent aider à combler un déficit.

 

Parmi les végétaux qui comportent une bonne dose d’omégas 3, certaines huiles sont intéressantes. Les huiles de colza, de soja et de noix sont celles qui comportent le plus grand taux d’omégas 3. L’huile de lin est également intéressante, mais elle n’est pas commercialisée en France en raison de sa fragilité.

 

Certains autres végétaux peuvent également vous aider à augmenter vos apports. Il s’agit principalement de la salade, des épinards, de la mâche et du pourpier.
Les végétaux apportent principalement des omégas 3 de type ALA.

 

Les sources animales

 

Dans les sources animales, il n’y a pas vraiment de mystère. Ce sont les poissons, et principalement les poissons gras, qui apportent les omégas 3 nécessaire. Parmi les poissons les plus riches en omégas 3, le saumon, les maquereaux, les harengs, les sardines et le thon sont les plus populaires.

 

Aujourd’hui il existe également des œufs, du lait ou de la viande enrichis aux omégas 3.

 

Les omégas 3 en provenance de sources animales sont principalement des omégas 3 du type EPA ou DHA.

 

Les sources végétales et les sources animales sont donc complémentaires.

Qu’est-ce que les omégas 3 ?

 

Chimiquement parlant, le terme « omégas 3 » regroupe un ensemble d’acides gras ayant plusieurs liaisons doubles carbone-carbone. On retrouve de nombreux omégas 3 dans la nature. Cependant, à l’heure actuelle, on n’en compte seulement 3 qui ont une activité significative pour l’homme.

 

Les différents omégas 3

Quels sont les bienfaits de oméga 3

 

Les 3 omégas 3 qui ont une activité significative pour l’homme sont :

 

• L’acide alpha-linolénique ou ALA ;
• L’acide éicosapentaénoïe ou EPA ;
• L’acide docosahexaénoïque ou DHA.

 

L’ALA est considéré comme un acide gras essentiel. Il se trouve majoritairement dans les sources végétales dont notamment les huiles.

 

L’EPA et le DHA peuvent être métabolisé à partir de l’ALA. Cependant, ce processus de synthétisation est fragile et ne permet pas de fabriquer la quantité d’acides gras nécessaires. Or, ce sont principalement ces 2 acides gras en particulier qui sont responsables des effets métaboliques bénéfiques des omégas 3. Il faut donc consommer des sources d’omégas 3 animales pour s’en procurer.

 

Oméga 3 contre oméga 6

 

Si les omégas 3 ont un grand nombre de bienfaits pour l’organisme, ils doivent cependant se trouver en parfait équilibre avec les omégas 6. Or, l’alimentation occidentale a un rapport entre les 2 acides gras qui est totalement déséquilibré.

 

Les omégas 3 sont fragiles. Ils s’oxydent rapidement lorsqu’ils sont exposés à l’oxygène et à la lumière. De plus, ils ne sont présents à l’état naturel que dans les poissons et dans une moindre mesure dans les huiles. A contrario, les omégas 6 sont stables et sont présents dans un grand nombre d’aliments modernes. Par ailleurs, les techniques intensives d’agriculture et d’élevage ont également réduit les teneurs en omégas 3 au profit des teneurs en omégas 6.

 

D’un point de vue médical, le ratio omégas 3 – omégas 6 devrait tourner aux alentours de un. C’est-à-dire que pour 1 oméga 6 consommé, il faudrait consommer également 1 oméga 3. La manière de consommer actuelle rend impossible ce schéma. Les nutritionnistes admettent d’ailleurs qu’il est possible de garder un certain équilibre alimentaire en consommant 1 oméga 3 pour 4 omégas 6.

 

L’alimentation moderne n’est absolument pas en adéquation avec ses préceptes médicaux. En effet, l’alimentation occidentale offre, au mieux, 1 oméga 3 pour 10 omégas 6 et, au pire, 1 oméga 3 pour 30 omégas 6. Cet excès nuit à l’organisme puisque les 2 acides gras sont en compétition permanente. C’est ainsi que se crée un état physiologique propice au développement des maladies cardio-vasculaires ainsi qu’aux troubles allergiques et inflammatoires chroniques.

Un peu d’histoire

 

La médecine connaît depuis très longtemps l’existence des omégas 3. Mais, ce n’est qu’en 1929 que les possibles bienfaits des omégas 3 ont été mis en lumière grâce à une expérimentation sur des rats.

 

Suite à ses découvertes, le monde médical a été quelque peu bousculé. Il y avait, d’une part, les chercheurs qui voyaient dans cette découverte un potentiel pour l’avenir, et, d’autre part, les scientifiques qui restaient dubitatifs quant aux résultats observés.

 

Les méthodes d’expérimentation de l’époque n’avaient pas beaucoup de marge de manœuvre et les moyens étaient limités. Ce n’est donc qu’au milieu des années 40 qu’un scientifique, George Burr, a pu isoler individuellement la teneur en acides gras. Sans s’en rendre compte, il venait de faire une découverte qui allait révolutionner le lien entre l’apport alimentaire et le métabolisme des acides gras.

 

À partir de cette date, la recherche sur les acides gras, et singulièrement sur les omégas 3, n’a cessé de faire des bons. En 1950, les liens entre les différents acides gras ont été mis à jour. En 1964, une nouvelle nomenclature des acides gras a même été décidée pour simplifier les divisions atomiques des substances. Entre 1960 et 1970, le fonctionnement des acides gras a totalement été mis à jour.

 

Un grand nombre de déductions pratiques ont été établies à partir de ces nouvelles découvertes. Malheureusement, plus de 30 ans ont été nécessaires pour arriver à tirer réellement tous les bénéfices de ces découvertes.

 

Aujourd’hui, plus aucun scientifique dans le domaine de la nutrition ou de la médecine ne met en doute les bienfaits des omégas 3. Si certains points sont encore discutés, l’acide gras commence à révéler un grand nombre de ses secrets et promet encore des découvertes pour les années à venir.

 

Les omégas 3 issus d’huile de poisson, notamment, ont un grand nombre de bienfaits sur l’organisme. Non seulement ils protègent la santé, mais ils permettent également de rétablir un grand nombre d’équilibres perdus. Il faut donc veiller à manger suffisamment de sources d’omégas 3, qu’elles soient végétales ou animales.

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